Antoine Boyer, lauréat du 1er concours « Révélation Guitare Classique »

Posted on Posted in CLASSIQUE 2017

Au cours d’une soirée qui s’avère riche en émotions, Antoine Boyer sera l’un des héros de cette soirée entièrement dédiée à la musique classique et, en particulier cette année, à Roland Dyens.

Antoine Boyer fait partie de ces artistes « nouvelle génération » qui passent avec un égal talent du jazz manouche à la musique classique. A 20 ans, doté d’une technique irréprochable, il apparaît comme le nouveau prodige de la six cordes. Pas étonnant qu’il remporte l’an passé le 1er concours « Révélation Guitare Classique » de Guitares au Beffroi à Montrouge. Cette année, pour cette deuxième nuit entièrement dédiée à la musique classique, le voici au cœur de cette soirée qui se déroulera en trois temps. On écoutera d’abord les trois candidats 2017 s’affronter. Puis ont retrouvera Antoine Boyer pour une partie en deux temps. D’abord une pièce solo avant d’inviter son ami Samuelito (23 ans) à le rejoindre. Ensemble, les deux jeunes prodiges interpréteront « Songe Capricorne » de Roland Dyens, titre extrait du répertoire de leur premier album commun « Coïncidence » (paru chez Dr Heart Music). Ce sera la plus belle introduction à la troisième partie de soirée intitulée « Sur les pas de Roland Dyens », en hommage au guitariste récemment disparu.

Né à Saint Cloud, Antoine Boyer s’est très tôt imbibé de musique manouche de Django à Stochelo Rosenberg : « Depuis toujours ma famille écoutait Bratsh, Angelo Debarre, Django, et quand j’ai eu 6 ans mon père m’a très naturellement demandé si je voulais faire de la guitare. Pas plus compliqué que ça. Une évidence ». Très rapidement, à côté de ses cours de guitare classique, il approfondi l’art des gens du voyage devenant disciple en particulier des maitres Mandino Reinhardt et Francis-Alfred Moerman auprès duquel il enregistre un premier CD remarqué par la critique française puis un deuxième « Leské » qui, en manouche, signifie « Pour lui ». Suite à la publication de « Sita » son troisième CD, il est distingué par le magazine « Jazzman » et choisi comme « Révélation 2012 » par la revue « Guitarist Acoutic », le premier guitariste de « jazz tzigane » à recevoir cette récompense très prisée. Il est désormais programmé dans la plupart des festivals. Depuis 2014 il se produit avec Jean-Philippe Watremez au sein du groupe « Selmer 607 » ainsi qu’avec les musiciens Samuel Strouk, François Salque et Jérémie Arranger. Antoine Boyer n’aime rien tant que les rencontres, sautant d’un répertoire à l’autre avec un égal bonheur. On a pu l’entendre récemment auprès du Gustav Lundgren Trio. Il est régulièrement invité par de nombreux artistes : Philip Catherine, Angelo Debarre, Christian Escoudé, Raphael Faÿs, Tim Kliphuis, Jon Larsen, Lollo Meier, Adrien Moignard, Robin Nolan, Stochelo Rosenberg, Paulus Schäfer. Avec Samuelito, c’est une rencontre aux confins des musiques classique, tzigane et flamenco que les deux virtuoses nous proposent. Des influences savamment orchestrées d’une guitare à l’autre, l’une aux cordes métal, l’autre en nylon, ou les deux ensemble, de façon souple et puissante, dans un style original qui démarque les deux compères des centaines de duos et trios apparus sur les scènes jazz, folk, pop et musique du monde. Sans doute par cette dimension un peu classique essentielle à l’esprit de l’instrument.

Aujourd’hui, Antoine Boyer continue d’étudier la guitare classique dans la classe de Gérard Abiton à Paris. Ce dernier sera également présent pour l’hommage à Roland Dyens qui suivra le concert de son génial élève.